Marc Lallier 1941-1949

Marc, Armand LALLIER (1906-1988), né à Paris où il fut ordonné prêtre en 1932. Titulaire d'une licence en droit civil, complétée durant son grand séminaire d'une autre en théologie et d'un baccalauréat en droit canon, il fut directement nommé comme professeur de théologie au Grand séminaire d'Issy. Aumônier du Sacré-Cœur et de la cité universitaire en 1936, il devint, en 1940, sous-directeur des œuvres diocésaines et, à la rentrée scolaire de 1941, le cardinal Suhard lui confia la fonction de supérieur de Conflans qu'il assurera jusqu'à la fin de l'année scolaire de 1948-49. Nommé évêque de Nancy en octobre 1949, il devint archevêque de Marseille en 1956 et archevêque de Besançon en 1966. Il prit sa retraite chez les Petites sœurs des pauvres à Paris, chez qui il s'éteindra au début de l'année 1988.

Marc Lallier sut donner une vitalité nouvelle au Petit Séminaire et le faire vivre avec son siècle. L'institution comptait alors environ 300 élèves et il avait bon espoir de pouvoir porter cet effectif à 400 en quelques années.

À son initiative fut réalisé un film fixe, permettant de découvrir la vie au Petit Séminaire, des "portes ouvertes" avant l'heure ! On y voit d'ailleurs Marc Lallier recevoir deux garçons venus rendre visite à un de leurs amis, élève à Conflans. Une heure à Conflans 1ère partie ; Une heure à Conflans 2ème partie

Il renouvela en grande partie l'équipe sacerdotale, un peu ancienne, et s'entoura d'une équipe de clercs, plus jeunes, parmi lesquels le futur archevêque de Paris, Pierre Veuillot, Jehan Revert, futur maître de chapelle à Notre-Dame.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, alors que le Petit Séminaire était en partie occupé par la Wehrmacht, Marc Lallier accueillit parmi les élèves de jeunes juifs, dont le futur archevêque de Paris, Jean-Marie Lustiger, et de nombreux jeunes gens, réfractaires au STO, ainsi que certains jeunes résistants, camouflés en surveillants ou en professeurs de gymnastique.

C'est de cette époque que datent encore les installations sportives de Conflans, souvent un peu rustiques...

Après le bombardement par l'aviation allemande dans la nuit du 26 au 27 août 1944, les vitraux avaient été détruits. Marc Lallier dota la chapelle de son autel actuel, situé au cœur du transept. En effet, disait-il le 24 avril 1947, dans le toast* qu'il prononça après la consécration de la chapelle et de l'autel : "N'était-ce pas aussi l'occasion de rapprocher l'Autel majeur de nos élèves, si avides de mieux prendre part à l'Eucharistie et de retrouver la place des premiers chrétiens autour de l'Autel..." L'ancien autel, qui avait été déplacé dans la crypte fut reconsacré au même moment. Marc Lallier avait confié au maître verrier Roger Poupart les trois verrières de l'abside qui frappent le visiteur dès son entrée dans la chapelle.

* Reproduit avec l'aimable autorisation des Archives historiques de l'Archevêché de Paris, où il est conservé sous la cote 1 H 16

 

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